Technologies, interrogations, futurs possibles, transformations diverses et variées, constatations des dégâts numériques, précis de stratégie
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lundi 27 avril 2015
dimanche 8 février 2015
La transformation numérique provoque-t-elle des Burn outs ?
Hier, je discutais avec une connaissance, cadre d'une grande entreprise en transformation, dont son entourage craint qu'il ne soit en Burn Out.
Je me suis demandé en l'écoutant si certaines entreprises françaises conscientes de leur retard n'avaient pas décuplé de pression sur leurs salariés pour rattraper leur retard.
Il y a au moins trois phénomènes à décrypter ici.
Le premier est celui du déluge numérique qui crée une forme d'addiction pour certains salariés en permanence connectés à leur entreprise. Ce que l'on appelle plus communément les "workalcolhics". Ce phénomène est bien décrit dans cet article du Nouvel Obs , mais il s'agit d'un effet collatéral des outillages digitaux dans une logique de pression des résultats. Il ne s'agit pas d'une conséquence directe de la transformation numérique. Il s'agit plutôt d'un phénomène RH et d'ailleurs souvent confondu négativement avec la transformation numérique.
En écoutant mon interlocuteur, j'avais plutôt l'impression qu'il s'agissait pour lui d'un problème de pertes de repère. Ils se sentent à l'Ouest. En effet, ils ne savent plus dans sa boite ce qui est prioritaire et ce qui ne l'est pas. Ce qui fait qu'on a une sensation de bruit permanent sans vraiment identifier les réelles priorités. Au début d'une transformation numérique, on est effectivement assailli de toute part par des possibilités technos sur tous les domaines. Des hordes de start up vous envahissent, des infos permanentes sur plein de trucs sans importance, des tendances technologiques tout azymut, des tonnes d'emails, des centaines de projets et prototypes possibles.
Si l'entreprise n'offre pas un canevas sélectif de priorisation (Tiens, jolie expression à conserver) pour ses employés, ils peuvent définitivement se perdre.
Le troisième phénomène est lié à la qualité. Le numérique suppose de dégrader et d'aller vite. Or un salarié traditionnel n'est pas prêt à cela. C'est ce qu'on appelle l'agilité dans le domaine, faire du quick and dirty. Je pense que c'est d'ailleurs une solution pour la personne avec laquelle je discutais. Il ne faut pas hésiter à dégrader pour accélérer. Autrement, de toute façon, c'est impossible !
Je me suis demandé en l'écoutant si certaines entreprises françaises conscientes de leur retard n'avaient pas décuplé de pression sur leurs salariés pour rattraper leur retard.
Il y a au moins trois phénomènes à décrypter ici.
Le premier est celui du déluge numérique qui crée une forme d'addiction pour certains salariés en permanence connectés à leur entreprise. Ce que l'on appelle plus communément les "workalcolhics". Ce phénomène est bien décrit dans cet article du Nouvel Obs , mais il s'agit d'un effet collatéral des outillages digitaux dans une logique de pression des résultats. Il ne s'agit pas d'une conséquence directe de la transformation numérique. Il s'agit plutôt d'un phénomène RH et d'ailleurs souvent confondu négativement avec la transformation numérique.
En écoutant mon interlocuteur, j'avais plutôt l'impression qu'il s'agissait pour lui d'un problème de pertes de repère. Ils se sentent à l'Ouest. En effet, ils ne savent plus dans sa boite ce qui est prioritaire et ce qui ne l'est pas. Ce qui fait qu'on a une sensation de bruit permanent sans vraiment identifier les réelles priorités. Au début d'une transformation numérique, on est effectivement assailli de toute part par des possibilités technos sur tous les domaines. Des hordes de start up vous envahissent, des infos permanentes sur plein de trucs sans importance, des tendances technologiques tout azymut, des tonnes d'emails, des centaines de projets et prototypes possibles.
Si l'entreprise n'offre pas un canevas sélectif de priorisation (Tiens, jolie expression à conserver) pour ses employés, ils peuvent définitivement se perdre.
Le troisième phénomène est lié à la qualité. Le numérique suppose de dégrader et d'aller vite. Or un salarié traditionnel n'est pas prêt à cela. C'est ce qu'on appelle l'agilité dans le domaine, faire du quick and dirty. Je pense que c'est d'ailleurs une solution pour la personne avec laquelle je discutais. Il ne faut pas hésiter à dégrader pour accélérer. Autrement, de toute façon, c'est impossible !
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