J'ai parfois critiqué sur ce blog l'importance donnée aux avis des experts.
Mais de nos jours, il faut l'avouer, il est parfois difficile d'être un expert.
Cette vidéo le démontre très bien.
Il y a souvent beaucoup de mépris pour les experts. Surtout de la part des commerciaux et des chefs de projet qui disent commercialement n'importe quoi. Les métiers de la connaissance sont ainsi souvent méprisés. C'est la domination du leadership qui dit n'importe quoi tout en s'imposant uniquement par son ton et son arrogance. Les réunions deviennent ainsi assez absurdes. On a tous vécu de telles situations. Notre monde pro ne tourne plus rond.
Technologies, interrogations, futurs possibles, transformations diverses et variées, constatations des dégâts numériques, précis de stratégie
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samedi 18 avril 2015
dimanche 1 février 2015
Reste calme, le déluge numérique arrive
@Jegoun a glissé sur le terrain institutionnel alors que l'origine des débats était sur la société. C'est un peu normal, c'est un blogueur politique, qui plus est, de gouvernement.
Ce débat intéresse peu de monde, nous étions deux à en parler. Pourtant, des livres en parlent, notamment celui-ci, tout récemment paru et qui est sur ma table de chevet.
Sur l'aspect institutionnel, j'évacue le débat rapidement en confirmant l'intérêt d'un CNN, forme de Conseil d'Etat du Numérique. Pour une fois qu'un dispositif passe la transition démocratique, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Le gouvernement peut ainsi poser des questions ou écouter des suggestions. D'autre part, il faut un grand ministère du numérique de premier niveau avec plus de moyens comme un lien hiérarchique sur toutes les DSI, une agence technologique comme d'ailleurs c'est fait en Corée du Sud. Il faut aussi réformer les programmes de subventions en arrêtant de subventionner des expérimentations sans fin et en s'orientant enfin vers de l'aide aux écosystèmes sur des produits finis. C'est fondamental.
Il n'en reste pas moins que la France collectivement décroche, peut-être parce que ses élites décrochent ou aussi peut-être parce que l'on reste accroché à nos vieux réflexes. @Jegoun a raison d'alerter !
Internet et le web sont partout, pour les machines à café, pour les tickets restaurants comme pour les djihadistes. Elle a raison, Axelle Lemaire, il faut se réveiller. Il n'y pas qu'internet qui soit partout, il y a aussi les plateformes d'apps autour d'iOS et Androïd. Les 3 plateformes sont incontournables. Il faut peut être aussi en constituer une quatrième pour ne pas dépendre d'autres. Il faut favoriser l'émergence rapide de Clouds Européens aussi.
Maintenant il faut clairement orienter tous nos secteurs économiques vers des innovations de services et de produits ou de process basées sur des technologies numériques dans une optique de rapidité.
Il est temps d'accepter la Loi de Moore qui a été inventée et constatée depuis longtemps déjà. Il suffit de regarder l'évolution numérique du visage de Lara Croft pour le constater. Ce n'est qu'un corollaire !
Il faut aussi accepter cette réalité et définitivement et arrêter de confier des missions numériques à des consultants informatiques, même bien recrutés. C'est ce qu'on appelle le NEW IT : rapidité, agilité, sclabilité, cloudabilité et on fonce en prenant le lead sur business par la vitesse. La solution est simple et en même temps très compliquée. Vu d'où l'on part, la conduite du changement est significative.
Ce débat intéresse peu de monde, nous étions deux à en parler. Pourtant, des livres en parlent, notamment celui-ci, tout récemment paru et qui est sur ma table de chevet.
Sur l'aspect institutionnel, j'évacue le débat rapidement en confirmant l'intérêt d'un CNN, forme de Conseil d'Etat du Numérique. Pour une fois qu'un dispositif passe la transition démocratique, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Le gouvernement peut ainsi poser des questions ou écouter des suggestions. D'autre part, il faut un grand ministère du numérique de premier niveau avec plus de moyens comme un lien hiérarchique sur toutes les DSI, une agence technologique comme d'ailleurs c'est fait en Corée du Sud. Il faut aussi réformer les programmes de subventions en arrêtant de subventionner des expérimentations sans fin et en s'orientant enfin vers de l'aide aux écosystèmes sur des produits finis. C'est fondamental.
Il n'en reste pas moins que la France collectivement décroche, peut-être parce que ses élites décrochent ou aussi peut-être parce que l'on reste accroché à nos vieux réflexes. @Jegoun a raison d'alerter !
Internet et le web sont partout, pour les machines à café, pour les tickets restaurants comme pour les djihadistes. Elle a raison, Axelle Lemaire, il faut se réveiller. Il n'y pas qu'internet qui soit partout, il y a aussi les plateformes d'apps autour d'iOS et Androïd. Les 3 plateformes sont incontournables. Il faut peut être aussi en constituer une quatrième pour ne pas dépendre d'autres. Il faut favoriser l'émergence rapide de Clouds Européens aussi.
Maintenant il faut clairement orienter tous nos secteurs économiques vers des innovations de services et de produits ou de process basées sur des technologies numériques dans une optique de rapidité.
Il est temps d'accepter la Loi de Moore qui a été inventée et constatée depuis longtemps déjà. Il suffit de regarder l'évolution numérique du visage de Lara Croft pour le constater. Ce n'est qu'un corollaire !
Il faut aussi accepter cette réalité et définitivement et arrêter de confier des missions numériques à des consultants informatiques, même bien recrutés. C'est ce qu'on appelle le NEW IT : rapidité, agilité, sclabilité, cloudabilité et on fonce en prenant le lead sur business par la vitesse. La solution est simple et en même temps très compliquée. Vu d'où l'on part, la conduite du changement est significative.
lundi 5 janvier 2015
Les experts s'amusent
L'année 2014 a été fatale pour les experts.
Aucun n'a pu prévoir ce qu'il s'est passé et a même prévu le contraire de ce qui est réellement arrivé.
Tant la chute du prix du baril de plus de 50 % que la performance du CAC de -10 % que la baisse des taux d'intérêt à 0,90 % pour un emprunt d'état à 10 ans leur ont totalement échappé.
On peut emprunter en prêt immobilier, ce mois de Janvier 2015, à 2,10 % sans négo sur 10ans, plus précisément pour des travaux immobiliers à 1,35 %. Rendez-vous compte !
C'est bien à une catastrophe généralisée de l'expertise que nous sommes en train d'assister. Mais ceci n'est pas complètement étonnant car l'expertise comme le consulting sont peut être en disruption aussi.
D'abord qui sont bien tous ces experts ? C'est assez frappant de constater qu'ils ne sont que rarement nommés et n'ont jamais de visages. Ils sont interpellés dans un anonymat le plus total, utilisés, mentionnés, je dirais même instrumentalisés sans que l'on ne sache rien de précis sur eux. Mais qui sont bien tous ces experts auxquels il est tant fait de fois référence ?
Quels sont leurs CV ? Sur quoi repose bien leur expertise ? Sur des diplômes, des expériences ? Sont-ils forcément des universitaires ? Ou sont-ils des professionnels ?
Y-a-t-il un parcours de l'expertise qui soit reconnu au sein des entreprises ou des organisations en général ?
Les experts sans visages parlent souvent et se trompent carrément.
Et même quand ils ont un visage, le résultat peut être étonnant.
J'ai été ainsi frappé par Jean Tirole, tout frais Nobel d'économie, pris au dépourvu au journal de France 2 par la question du présentateur sur ce qu'il faudrait faire pour relancer l'économie française. Cela fait peur l'Etat d'urgence dans lequel se trouve l'Economie Française si même le champion mondial d'économie est désemparé par la question.
Mais c'est aussi un peu normal, car les experts subissent comme d'autres professions des forces d'évolution plutôt disruptives.
Complexité du monde. On est expert de l'état d'un sujet d'il y a 6 mois. On n'est jamais expert du moment présent. Tout va si vite que c'est devenu impossible. C'est surtout pour cela que la plupart des experts disent maintenant des conneries.
A l'inverse, tout le monde est devenu expert.
L'économie de la connaissance et les outils actuels de recherche documentaire font de n'importe qui un expert sur n'importe quoi.
Cela fait partie d'une tendance d'avoir des experts en tous genres sur tout. Il est tellement facile de se faire une culture rapide d'un sujet.
C'est d'ailleurs même un problème en soi car on écoute aussi plein de kékés qui s'y connaissent s'y peu. En bref, une expertise à la "Bluff your way" domine l'actualité.
La Culture du parapluie. L'aversion au risque est telle qu'il est aussi devenu plaisant et un réflexe d'appeler des experts en tout genre pour se couvrir. Ceci développe mécaniquement l'expertise et surtout son ampleur.
De fait, il est devenu crucial de reconnaître un expert.
Le signe qui ne trompe pas : on reconnaît un bon expert à ce que, lorsqu'il vous répond, on ne comprend plus ce qu'on lui avait demandé. Voilà tout est dit.
Aucun n'a pu prévoir ce qu'il s'est passé et a même prévu le contraire de ce qui est réellement arrivé.
Tant la chute du prix du baril de plus de 50 % que la performance du CAC de -10 % que la baisse des taux d'intérêt à 0,90 % pour un emprunt d'état à 10 ans leur ont totalement échappé.
On peut emprunter en prêt immobilier, ce mois de Janvier 2015, à 2,10 % sans négo sur 10ans, plus précisément pour des travaux immobiliers à 1,35 %. Rendez-vous compte !
C'est bien à une catastrophe généralisée de l'expertise que nous sommes en train d'assister. Mais ceci n'est pas complètement étonnant car l'expertise comme le consulting sont peut être en disruption aussi.
D'abord qui sont bien tous ces experts ? C'est assez frappant de constater qu'ils ne sont que rarement nommés et n'ont jamais de visages. Ils sont interpellés dans un anonymat le plus total, utilisés, mentionnés, je dirais même instrumentalisés sans que l'on ne sache rien de précis sur eux. Mais qui sont bien tous ces experts auxquels il est tant fait de fois référence ?
Quels sont leurs CV ? Sur quoi repose bien leur expertise ? Sur des diplômes, des expériences ? Sont-ils forcément des universitaires ? Ou sont-ils des professionnels ?
Y-a-t-il un parcours de l'expertise qui soit reconnu au sein des entreprises ou des organisations en général ?
Les experts sans visages parlent souvent et se trompent carrément.
Et même quand ils ont un visage, le résultat peut être étonnant.
J'ai été ainsi frappé par Jean Tirole, tout frais Nobel d'économie, pris au dépourvu au journal de France 2 par la question du présentateur sur ce qu'il faudrait faire pour relancer l'économie française. Cela fait peur l'Etat d'urgence dans lequel se trouve l'Economie Française si même le champion mondial d'économie est désemparé par la question.
Mais c'est aussi un peu normal, car les experts subissent comme d'autres professions des forces d'évolution plutôt disruptives.
Complexité du monde. On est expert de l'état d'un sujet d'il y a 6 mois. On n'est jamais expert du moment présent. Tout va si vite que c'est devenu impossible. C'est surtout pour cela que la plupart des experts disent maintenant des conneries.
A l'inverse, tout le monde est devenu expert.
L'économie de la connaissance et les outils actuels de recherche documentaire font de n'importe qui un expert sur n'importe quoi.
Cela fait partie d'une tendance d'avoir des experts en tous genres sur tout. Il est tellement facile de se faire une culture rapide d'un sujet.
C'est d'ailleurs même un problème en soi car on écoute aussi plein de kékés qui s'y connaissent s'y peu. En bref, une expertise à la "Bluff your way" domine l'actualité.
La Culture du parapluie. L'aversion au risque est telle qu'il est aussi devenu plaisant et un réflexe d'appeler des experts en tout genre pour se couvrir. Ceci développe mécaniquement l'expertise et surtout son ampleur.
De fait, il est devenu crucial de reconnaître un expert.
Le signe qui ne trompe pas : on reconnaît un bon expert à ce que, lorsqu'il vous répond, on ne comprend plus ce qu'on lui avait demandé. Voilà tout est dit.
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