jeudi 19 novembre 2015

Proud to be #IDPF Board Member : La Solidarité

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November 18, 2015


The IDPF condemns the outrageous and tragic attacks in Paris which have taken the lives of at least two members of the French publishing industry. We stand in solidarity with our many friends, colleagues and members in France. Access to information and knowledge is the single most powerful tool available to promote world peace. IDPF supports this wholeheartedly through its mission to increase access to information and content on a global basis by fostering open standards. We can not and will not let terrorism prevent the advancement of global knowledge, peace and prosperity so we will continue to promote these ends as one element of the fight against barbarism. The IDPF grieves for all the victims and we extend our sincere condolences to their families.

lundi 16 novembre 2015

Je suis désolé mais je ne suis convaincu par rien

C'est comme si le principe de réalité s'était imposé tout d'un coup aux gouvernants. Tous les problèmes non résolus ou non traités resurgissent dans une violence inouïe et laisse tout le monde abbatu et perdu. Je crains un peu le pire, la situation est grave.

Il y a des problèmes stratégiques et des points tactiques aussi. Je suis saturé (je reste poli) des grandes déclarations martiales et incantatoires alors que j'ai l'intuition de l'existence d'un déficit d'analyse important. Sans cadre stratégique solide, les décisions peuvent être erronées et aggraver la situation.

L'islam Français est sunnite. La Syrie (et l’Irak lors de l’invasion anglo-américaine) sont « des guerres de procuration » menées par l’Arabie saoudite avec le soutien actif des Occidentaux contre l’Iran chiite. Nous sommes donc un pays à prépondérance Sunnite et nous nous allions avec l'Arabie Saoudite, elle même Sunnite. Puis, tout d'un coup, nous basculons et aidons à l'accord sur le nucléaire iranien, ce qui aide fortement les Chiites. Bien que nous ayons donc quasiment exclusivement des musulmans sunnites sur notre territoire, bien que nous soyons alliés à un pays sunnite qui a financé les débuts du monstre Daesh, ces derniers nous prennent pour cible comme si nous étions chiites, ce que nous sommes d'ailleurs un peu puisque nous nous sommes rabibochés récemment avec les Iraniens. La stratégie française me semble bien confuse à ce sujet.

Que fait-on seuls dans la guerre Irakienne et Syrienne parmi les Européens ? Comment se fait-il que l'on puisse nous critiquer sur les déficits alors que nous sommes le seul pays des 28 à financer des opérations extérieures ? Comment se fait-il que les autres pays d'Europe ne fassent rien en la matière ? Comment se fait-il que nous ayons seuls autant de théâtres d'opérations extérieures ? Pourquoi a-t-on rejoint l'Otan pour au final se retrouver empêtrés seuls dans ces combats ?

Quelle est la politique d'aménagement du territoire qui va stopper la gheottisation forcenée des banlieues. Qui va enfin s'occuper de ce problème flagrant ? Et que fait la Belgique aussi, pays sans Etat, avec tous ses propres Ghettos à quelques kilomètres de l'Administration Centrale Européenne ? Comment peut-on passer d'un laxisme important à un Etat d'Urgence Constitutionnel ?
N'est ce pas une surenchère électorale ? Le point n'est-il pas plutôt de devenir efficace avec les moyens du bord ? 

Ne seraient-ils pas paumés tout simplement ?

vendredi 30 octobre 2015

#DSKDB Bilan et Post Mortem

Au vu des remous encore récents des journaleux sur cette affaire, et compte tenu du fait que le #KDB va devenir l'endroit le plus hype qu'il soit dans les semaines et mois à venir grâce au programme dithyrambique que nous concocte son éminence, il m'a paru crucial de sortir ce bilan.

Harcelé, je l'ai été par les Medias pour fournir des éléments photographiques. Je n'ai rien publié si ce n'est cette photo somme toute assez anecdotique, publication réalisée aujourd'hui. D'autres font les innocents en disant qu'une autre photo est sortie malgré eux, ce qui est faux car ce sont bien eux qui l'ont publiée ou transmise. Ils se reconnaîtront et je ferai dorénavant plus attention à leur double language, faussement innocent. Mais peu importe car il fallait quand même un peu de preuves pour nos croire, nous les pauvres blogueurs face aux Médias.

Le bilan est somme toute assez pitoyable pour les Medias en ligne, le fond de l'intervention de DSK a été rarement abordé, tout le monde s'est agité sur la forme. Comme quoi, encore une fois, on est pas ce que l'on fait ni ce que l'on dit mais on est la manière dont on pense que les autres pensent que l'on est.

Voici quelques liens pour relater l'affaire, si je ne suis pas exhaustif, n'hésitez pas à laisser des liens dans les commentaires, je mettrai à jour le post pour compléter.

Avant que la Presse ne se rende compte de la démarche de DSK : 

http://www.jegoun.net/2015/09/jack-is-back.html 
http://www.perdre-la-raison.com/2015/09/rencontre-avec-dsk.html 
http://politeeks.info/oups-on-a-vu-dsk/ 
http://romainblachier.fr/2015/09/retour-sur-la-rencontre-de-dsk-avec-des-blogueurs.html
http://intrigations.blogspot.fr/2015/09/the-kdb-is-back-tnx-to-dsk-and-jegoun.html
…………..

La fuite dans les Medias, une semaine après :
http://www.bfmtv.com/politique/quand-dsk-se-lache-sur-le-gouvernement-en-prenant-un-verre-avec-des-blogueurs-914875.html
http://www.challenges.fr/politique/20150915.CHA9383/quand-dominique-strauss-khan-se-lache-sur-le-gouvernement.html
http://touch.metronews.fr/info/dsk-chez-les-blogueurs-retour-sur-la-surprenante-rencontre/moio!wyxWip3iXMcU/
http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/09/15/31001-20150915ARTFIG00276-elire-dsk-apres-hollande-ce-serait-tomber-de-charybde-en-scylla.php
http://www.liberation.fr/direct/element/dsk-se-lache-sur-le-gouvernement-dans-un-pmu-du-val-de-marne_17822/
…….. 

La passage sur le Grand Journal Canal + :
http://m.canalplus.fr/?vid=1308405

Le dénouement : 
http://clubdsk.net/2015/09/15/rencontre-dsk-leftblogueurs-les-medias-a-la-traine-prechent-le-faux-pour/
http://romainblachier.fr/2015/09/comment-et-pourquoi-je-suis-passe-sur-le-grand-journal-de-canal-plus.html
http://intrigations.blogspot.fr/2015/09/non-le-kdb-de-dsk-netait-pas-ce-vous.html

vendredi 16 octobre 2015

Ma modeste contribution République Numérique

La voici :

https://www.republique-numerique.fr/consultations/projet-de-loi-numerique/consultation/consultation/opinions/section-3-loyaute-des-plateformes/imposer-l-interoperabilite-numerique-comme-principe-de-loyaute-des-plateformes

C'est simple à mettre en place, efficace et cela crée directement de la croissance et de l'emploi. C'est cohérent avec le droit de la concurrence, dope l'open source.

JUST DO IT ! Rendez l'interopérabilité obligatoire. Les Policy Makers sont aux manettes sur le sujet. Il doivent y aller.

mardi 22 septembre 2015

La transformation Numérique attaque l'OS des entreprises


Après avoir pu démontrer les soucis de transformation numérique de la Presse en Ligne à l'occasion de l'affaire #DSKDB, où la rapidité n'est pas l'agilité quand elle mène à l'imprécision et la confusion, il est peut être temps de revenir au thème mythique de la transition numérique.

Inspiré par ce Post gigantissime de Aaron Dignan, faut-il l'avouer.

Le phénomène observé dans cette nouvelle révolution industrielle n'est pas uniquement du à l'arrivée du software dans tous les secteurs, plus communément appelée informatisation, mais bien à l'apparition d'acteurs qui ont transformé à la base leur modèle opératoire, leur système d'exploitation. Ainsi, l'analyse brillante qu'en fait Marc Endreessen en 2011 est elle même dépassée. Les sociétés traditionnelles de l'IT sont un exemple de ce dépassement, car même si elles pourraient prétendre être au coeur du réacteur, elles sont aussi englouties.

Les produits et services sont digitalisés comme la capacité à les produire. Cette capacité à produire des services ou des objets est de fait de plus en plus accessible, il devient maintenant plus favorable de commencer un projet demain alors qu'auparavant, il valait mieux le débuter hier. Les concurrences s'abattent sur des pans entiers de l'économie, elles sont issues de la capacité entrepreneuriale d'individus et de leurs nouvelles manières d'opérer.

En général, les nouveaux acteurs du numériques sont légers, agiles, centrés sur le sens et aussi des machines d'apprentissage. Tandis que dans les équipes Corporate et tous les cabinets divers et variés, on continue à faire du Powerpoint,

Ils sont obsédés par l'expérience client, tous les contacts et les usages sont analysés, ils manipulent la donnée, hackent, testent et cisèlent leurs nouveaux services. J'entendais par exemple dire que Blablacar n'hésitait pas à avoir 5 à 10 releases / jour de ses softwares. Pendant ce temps, leurs concurrents traditionnels étudient des Powerpoint.

Ils n'ont pas peur de pivoter, de rentrer dans l'inconnu de nouveaux business models, de tester et de chercher le plus vite possible les fonctionnalités qui tuent.
Et pendant ce temps, les équipes de l'ancienne économie regardent des présentations Powerpoint.

mardi 15 septembre 2015

Non, le #KDB de #DSK n'était pas ce vous croyiez

Abasourdi par les retours de notre rencontre avec DSK, je me permets non pas de bloguer politique mais de rétablir certaines vérités, bonnes à entendre. Mon récit avait été jusqu'à présent plutôt un retour sur l'ambiance et l'atmosphère de ce rendez vous confidentiel.

Seuls Le Parisien et Le Monde ressortent du lot. Pour le reste, notamment ce qui a été publié ce matin, je rejoins la colère de jegoun. Je suis de fait inquiet sur la transformation numérique de ces gazettes web qui ne vérifient pas leurs sources et balancent à tout va.

Première vérité : les Blogueurs ont respecté leur engagement en ne publiant aucune photo et en respectant l'embargo.

Seconde vérité : DSK est bien un professeur d'économie et sa critique portait peut être plus sur les défauts de compétitivité de l'économie française. Il a dénoncé ainsi le fait de commencer un quinquennat par des mesures non compétitives et d'essayer de le terminer par des mesures de compétitivité, forcément impopulaires. C'était une de ses critiques fortes et de bon sens.

Troisième vérité : Il voit MLP gagner au premier tour et dit froidement que le second du premier tour l'emportera au second. Cette perspective politique fait froid dans le dos. Il prédit cela avec beaucoup d'assurance et sans crainte. Il pense que ce qu'il appelle la loi de DSK, on gagne toujours deux voix au centre en en perdant une aux extrêmes est encore valable aujourd'hui au détriment de NS d'ailleurs qui ne l'a toujours pas comprise.

Quatrième vérité : DSK parle allemand. Il a discuté avec un blogueur en allemand d'ailleurs. On n'a rien compris. Il a rappelé à ce propos que le mot Schuld en Allemand veut dire Dette mais aussi Responsabilité et Faute.

Cinquième vérité : N'en déplaise à certains, DSK recommande une immigration supplémentaire de
1 Million de personnes pour la France qu'il a justifiée pour des raisons politiques, démographiques mais aussi économiques sur le moyen terme.

Mais, pendant ce temps, la Presse retient les petites phrases.

The Grid : a Blogger and other CMS killer ?

Look at that !



So, you let software build your website the way it sees fit, giving you zero control over how things look. This is the first machine AI webdesign technology.

More Details Here : https://thegrid.io/.

mardi 8 septembre 2015

The #KDB is back. Tnx to #DSK and @Jegoun

Cela a commencé comme un rdv bien mystérieux et confidentiel.

Tout a commencé le jour où je recevais cet email énigmatique de Numberwane : "DSK sera à la comète le 7. Vous êtes les bienvenus. Je compte néanmoins sur votre silence absolu pour des raisons évidentes (à la moindre fuite, il faudra annuler). On devrait être une vingtaine. 
A+"

Dans mon entourage, personne ne me croyait.

S'en est suivie une confirmation : "Salut camarade,

Que je te l'ai déjà annoncé ou pas (j'envoie le même mail à tout le monde mais l'organisation a vaguement été tenue secrète), DSK sera à la Comète lundi de 20h à 21h. Je compte sur ton silence jusqu'à lundi 20h55... 

Une seule consigne : pas de photo."

Dans mon entourage, on ne me croyait toujours pas. "Cela sera annulé...c'est bidon...".
Vexé, je décidais de venir avec un témoin, l'illustre Bassiste Luke, qui porte un projet très important dont je parlerai plus tard. J'avais confiance en la capacité attractive des KDBs et en la parole de Jegoun.

Bien m'en a pris ! Nous arrivions vers la Comète, Luke me disant "Ce n'est pas possible, je n'y crois pas..." et tout d'un coup, le cortège s'ouvrit car DSK était juste derrière nous !!

Pour ceux qui ne me croiraient pas encore, j'ai des preuves en Photos. Mais je ne les publie pas car Monsieur DSK nous a demandé de ne pas le faire et nous, nous sommes des Blogueurs pas des journaleux donc on respecte la parole donnée (Tiens, une idée de Blogowar).

Sur le fond de l'interview, je vous recommande de lire des posts comme celui-ci ou celui-là.

Sur la forme, j'ai eu l'impression que DSK était intrigué par les réseaux sociaux et la blogosphère, il avait des questions à ce sujet. Sur le fond, il est très pédago, c'était un ton plutôt professoral et intéressant notamment autour des sujets économiques.

L'ambiance était très concentrée, un peut comme un complot au fond d'un bar. Peut être que le 12 Juillet 1789, le discours de Camille Desmoulins au jardin du Palais Royal était dans une ambiance similaire. Mais ce n'était pas enflammé non plus ni totalement révolutionnaire sur le fond du sujet.

L'ami Romain a brillamment animé les échanges durant plus d'une heure trente, pendant que Fred, Ronald, Dinah, Seb, Steven, Martin, Olympe, moi même, Gilles et Gilles, Apolline et d'autres encore posaient des questions.

Enfin tout ceci, grâce à +Nicolas Jégou qu'il faut encore remercier de nous préserver de tels moments.

vendredi 4 septembre 2015

Formalisme et asynchronicité de l'email

Le Monde a-t-il besoin d'un nouveau client email ? Spontanément, on écrirait non ! Outlook, gmail, mail suffisent, le job est fait, la place est prise. Inutile de revenir sur le balcon.

Mais peut-on vraiment le penser ? Pourquoi se contenter des fonctionnalités actuelles des apps d'emails ? Pourquoi se laisser envahir et tomber dans l'improductivité ?

Cette question est critique, surtout à l'heure actuelle. L'envahissement est là, la souffrance issue de la sensation infinie que sa boite email ne se videra jamais est là aussi.

C'est comme si nos parents avaient en permanence leurs boites aux lettres remplies à toute heure de la journée et de la nuit. Ils seraient toujours en train de descendre les escaliers pour la vider et courir à la boite aux lettres pour répondre, en tenue de jour comme en pyjama. Des facteurs incessants délivreraient des recommandés rouges, déposeraient des newletters illisibles et des courriers formels. Il faudrait alors répondre immédiatement de la même façon. Un cauchemar qui les auraient épuisés. Et pourtant, c'est bien celui que l'on vit aujourd'hui.

Il faut bien comprendre deux choses et peu de gens les ont intégrées.

La première est que l'email est un mode de communication formel. C’est une forme de communication officielle des organisations. Il faut faire attention ! Les emails sont archivés et conservés, ils sont des preuves potentielles, ils peuvent véhiculer des recommandations, des instructions, des procédures.

Il est dangereux, impropre et critiquable d'utiliser l'email pour de la communication informelle. Pour cela, d'autres outils sont plus appropriés : le sms, le dm sur twtr, slack. C'est important ! Si vous envoyez des emails peu formalisés au sein d'une organisation, vous serez vite critiqué comme étant non structuré.

La seconde est que l'email est un outil asynchrone. Et cela, tout le monde l'a oublié ! L'email ne nécessite pas une réponse immédiate. Il faut arrêter l'hyperinflation des réponses rapides et non construites, qui deviennent donc informelles alors qu'elle mériteraient d'être formalisées. Il faut arrêter l'instantanéité.

Des alternatives prometteuses émergent : le paywall  ou la priorisation ! Prions qu'elles réussissent ! Pour la santé mentale de notre époque.

Post publié sur Medium.

mercredi 2 septembre 2015

STP, décris moi un écosystème !

Un post rebelle, inspirant et récent de Nicolas Colin, qui tente de définir la biosynthèse d'un écosystème entrepreneurial, soulève de nombreuses réflexions.

La première tient à la définition même d'un écosystème. Le concept est utilisé à toutes les sauces et devient un peu horripilant, à la limite même du cliché. C'est vrai. On peut penser voire espérer aussi qu'il soit vite périmé comme "Préfiguration" ou d'autres acronymes anglicisés.

Effectivement, Wikipedia nous propose une origine écologique du concept, "un écosystème est l'ensemble formé par une association ou communauté d'êtres vivants (ou biocénose) et son environnement biologique, géologique, édaphique, hydrologique, climatique, etc. (le biotope)."
Le terme met en valeur ainsi une interdépendance entre la communauté et ses membres, naturelle et qui permet en quelque sorte la vie de tous. L'existence d'un écosystème est donc vitale, son équilibre doit être garanti.

L'emploi de ce concept en économie est aussi retenu par Wikipedia. Ainsi, "l'écosystème signifie un ensemble d'entités : organisation, entreprises d'un secteur ou une filière donnée et leurs parties prenantes (client, employés, fournisseurs, sous-traitants, pouvoirs publics), qui ont en commun un projet de développement ambitieux dans le temps, moyennant l'engagement par chaque partie d'honorer des engagements prédéfinis vis-à-vis des autres". Cette définition évoque une forme de contrat social entre acteurs qui rend du coup l'utilisation du terme écosystème beaucoup plus prudente. Je ne sais pas si cette définition est compatible avec les contraintes du Droit de la Concurrence, mais elle me paraît un peu trop contractuelle.

Personnellement, je ne pense pas qu'il y ait un écosystème entrepreneurial universel dans un pays. Il y a sûrement dans un pays donné une communauté entrepreneuriale avec ses leaders et ses figures emblématiques, ses multi récidivistes, ses belles histoires et ses échecs mais pas un écosystème.

Pour moi, un écosystème se rapproche plus d'un secteur ou d'une filière. Il y a, à mon sens, un écosystème de la Grande distribution, des services financiers, des agences web, des Biotechs, du Digital Publishing et d'autres encore. Ces écosystèmes regroupent ainsi chacun leurs entrepreneurs, leurs start ups, leurs ETI et GE, leurs associations, les académiques qui sont leurs lieux de formation ou leur contributeurs en R&D, leurs fournisseurs et leurs clients. Le Framework des 5 Forces pourrait être utilisé pour en définir le périmètre.  Les pouvoirs publics en font partie, du moins en France et par pur Colbertisme. Mais la notion de Pouvoirs Publics regroupe elle aussi de multiples acteurs qu'il faudrait différencier dans l'analyse : Ministères, Agences, Collectivités Locales,... Leurs actions non coordonnées par l'Etat peuvent aussi perturber à mon avis un écosystème ou le favoriser.

Dans un même pays, les performances des écosystèmes sont différentes. J'ai ainsi parfois l'impression que les performances des Biotechs en France sont positives et que, par exemple, cet écosystème est performant. D'autres me paraissent plus instables.

Quelles pourraient être les raisons et les causes d'un écosystème performant en termes de valeur créee et a contrario celles d'un écosystème défaillant ?

Le niveau de concurrence historique par exemple peut être déterminant. Une concurrence historiquement virulente, des mécanismes peu développés de coopération technologique, une faible coopération en R&D souveraine sur un secteur donné sont pour moi des causes claires de non performance d'un système. L'absence de mécanisme de coopération sans parler de lieu en est une aussi.

En revanche, l'existence de mécanismes de coopération entre anciens et nouveaux, entre GE et Start Ups mais aussi entre ETI et start ups est positivement déterminante pour un écosystème sain et dynamique. La coopération technologique autour de standards est pour moi une clef.

Pour autant, à ce sujet, on peut, je pense, se plaindre d'absence de méthodologie économique pour développer ces coopérations, notamment les liens ETI / Start ups qui ne sont conceptuellement décrits par personne. Il faut aller plus loin qu'un Small Business Act ou qu'une logique Achats sur ce sujet. Les ETI sont nativement axés sur l'opérationnel par un effet de taille et leurs collaborateurs ont peu de temps pour des initiatives entrepreneuriales avec des Start ups. Sujet à défricher.

Enfin, je pense aussi qu'il faut rendre hommage aux équipes des différents clusters et notamment des pôles de compétitivité, lesquelles, patiemment, essayent de tisser des liens entre acteurs d'écosystèmes différents. Ce n'est en effet pas simple de coordonner tant d'acteurs aux perspectives différentes.

Post Publié sur Medium également.

vendredi 28 août 2015

Twitter sera-t-il le T d'Alphabet ?

Nous allons pour une fois nous prêter à l'exercice d'analyste technologique et boursicoteur.

Plusieurs informations mises bout à bout sur Twitter sont peut être concordantes.

Certes, à prendre avec extrême prudence au vu de l'extrême volatilité des marchés financiers. On est passé d'un Lundi noir, cette semaine, où l'économie mondiale s'effondrait, à cause des Chinois qui ne savent plus enrayer l'atterrissage de leur économie, à un Vendredi vert, où la reprise américaine et la baisse du prix de pétrole nous offrent un avenir joyeux et une croissance robuste. Mais passer de la dépression à l'euphorie en une semaine est un peu inquiétant et appelle à la prudence.

Toujours est-il qu'il semblerait bien qu'un achat spéculatif d'actions Twitter sur le Nasdaq puisse être opportun.

La première raison est le prix. L'action Twitter n'a jamais été aussi bas. En dessous de son cours d'introduction dans les derniers jours.

La seconde tient aux résultats de Twitter.

La croissance du nombre de ses utilisateurs mensuels a déçu sur le premier semestre 2015 malgré des résultats meilleurs que prévu. Le site de microblogging revendique 304 millions d'utilisateurs mensuels actifs au deuxième trimestre, soit 12% de plus qu'il y a un an, mais seulement 2 millions de plus qu'au premier trimestre.
A ce stade de son développement, la croissance du nombre d'abonnés du groupe est particulièrement surveillée car elle est un indicateur de ses revenus et bénéfices futurs. Ses résultats sont pour leur part ressortis supérieurs aux attentes. Certes, Twitter a enregistré une perte nette de 136,66 millions de dollars, soit 21 cents par action au deuxième trimestre contre une perte de 144,64 millions de dollars, ou 24 cents par action, un an plus tôt.

La Troisième tient à l'instabilité du Management de Twitter.

Le PDG de Twitter, Dick Costolo, a quitté son poste le 1er juillet 2015. Il a été remplacé provisoirement par Jack Dorsey, qui a cofondé le réseau social en 2006 et l'avait dirigé au cours de ses deux premières années d'existence. Les raisons de la démission de Dick Costolo n'ont pas été clairement évoquées dans le communiqué du site communautaire, mais elles sont vraisemblablement liées aux difficultés du groupe à construire un modèle économique viable pour se développer.

La Quatrième tient aux difficultés du réseau social Google +.

G+ est compliqué et ne convainc pas. C'est un peu intrusif avec son propre compte gmail, on ne comprend pas tout dans l'histoire des cercles. D'ailleurs, c'est déjà opérationnel avec la dernière version mais G+ n'est plus livré dans les builds Androïd.

La Cinquième tient à l'accord récent du Search Google avec Twitter.

Les Tweets sont intégrés dans le search en mode privilégié. L'accord est tout récent. Ceci a une conséquence d'ailleurs sur la nécessité d'une perte de spontanéité dans les tweets que l'on peut rédiger car ils sont dorénavant plus visibles.

Tout ceci nous donne l'impression et nous permet de faire une prédilection hypothétique : Google, que dis-je Alphabet, va racheter Twitter, un jour ou l'autre.

mardi 25 août 2015

lundi 24 août 2015

Les technologies émergentes Gartner

C'est un marronnier des tendances technologiques. Comme à son habitude, Gartner nous gratifie de son analyse annuelle.

Ce qui est intéressant dans le cru de cette année, c'est l'arrivée en force des NBIC. Je rappelle NBIC pour Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique, Sciences Cognitives.

Ainsi, quelques petits triangles jaunes semblent montrer du potentiel à 10 ans comme les interfaces Cerveau Ordinateur, le neurobusiness, l'augmentation humaine...

La poussière intelligente (Smartdust) fait une entrée remarquée, ce n'est plus donc de la science fiction. Les ordinateurs quantiques deviendraient-ils aussi une réalité pour faire face aux limites de la Loi de Moore dans les années 2020 ?

La sécurité numérique comme une technologie très émergente, cela fait réfléchir car on en a vraiment besoin. C'est même assez inquiétant de considérer ce domaine comme jeune.

Les Plateformes d'échanges de Bitcoins et la réalité augmentée ne sont plus du tout à la mode.

A suivre comme qui dirait !

mercredi 19 août 2015

Prédictions Techno-Chamaniques

C'est une tendance du moment, le techno-chamanisme devient un sujet corrolaire à tous ceux posés par le transhumanisme.

Est-ce par le fait que les prédictions transhumanistes nous rendent notre avenir radieux et rationnel ? Plus de magie de l'existence en soi ? Ou est le retour des Geekos Prédicateurs, Maîtres Chamaniques des apprentis spirituels que nous sommes tous ?

Les dernières nouvelles prédictions de Ray Kurzweil en sont un peu l'illustration. Cela semble tellement idyllique !

Quelques exemples

"2019 – Les fils et autres câbles pour les appareils individuels et périphériques disparaîtront dans tous les domaines.
(C'est donc que la wifi ne serait pas dangereuse. Le contactless NFC aussi).
.....
2020 – Les ordinateurs personnels atteindront une puissance de traitement comparable au cerveau humain (Plus besoin de développeurs ! Arrêtez de pisser de la ligne et devenez plutôt des neurohackers !)
.....
2026 – Grâce au progrès scientifique, en une unité de temps nous prolongerons notre vie d’une durée supérieure à celle qui se sera déjà écoulée (Ouf, je serai, peut être, concerné, en plus cela sera la fin de mon prêt immobilier et je pourrai remettre une tournée).
.....
2031 – Les imprimantes 3D seront utilisées dans tous les hôpitaux pour imprimer des organes humains.
2032 – Les nano-robots seront utilisés à des fins médicales. Ils pourront apporter des substances nutritives jusqu’aux cellules humaines et éliminer les déchets. Ils scanneront également le cerveau humain, ce qui permettra de comprendre les détails de son fonctionnement.
2033 – Les voitures sans conducteur circuleront sur les routes (Plus d'accidents, et fin du cauchemar pour les Ministres de l'Intérieur).
.....
2036 – En utilisant une approche de la biologie comme de la programmation, l’humanité parviendra pour la première fois à reprogrammer les cellules pour guérir des maladies, et l’utilisation d’imprimantes 3D permettra de fabriquer de nouveaux tissus et organes (Cette Prédiction est dingue !). 
.....
2042 – La première réalisation potentielle de l’immortalité – grâce à une armée de nanorobots qui complétera le système immunitaire et « nettoiera » les maladies (Ou les angoisses anxieuses de Ray Kurzwell).

2043 – Le corps humain pourra prendre n’importe quelle forme grâce à un grand nombre de nanorobots. Les organes internes seront remplacés par des dispositifs cybernétiques de bien meilleure qualité (Fin de l'existence des gros ?).

2044 – L’intelligence non-biologique sera des milliards de fois plus intelligente que son homologue biologique. (Non, ce n'est pas considéré comme de la Scifi)"

vendredi 14 août 2015

Pour comprendre la stratégie d'Alphabet contre la mort



Cette vidéo est incroyable. Laurent Alexandre, prédicateur du transhumanisme, est démoniaque. Stéphane Soumier semble décoiffé. La Biotech est un avenir certain !

En complément pour plus de détails : https://www.rebelmouse.com/Sarkofrance/1299225811.html

Autre lien, merci à Tschok : https://www.youtube.com/watch?v=VpSmqWLbqcY

mercredi 1 juillet 2015

#LaFourchette, c'est un #Gafa et pas loin d'un #abu cc @Jegoun


J'étais avec @Jegoun en train de philosopher sur les difficultés inhérentes au Numérique Français. Quand ma belle soeur nous racontât qu'elle demande pour toutes les réservations La Fourchette, les coordonnées du client final afin de bien confirmer la dite réservation. Ceci nous semblait l'application d'une bonne procédure du point de vue du restaurateur.

Or, ce matin, en appliquant cette procédure de vérification, voici non pas qu'elle se fait insulter par le client final sous le ton : "Si je passe par la Fourchette, c'est pour ne pas perdre de temps, et là, vous m'en faîtes perdre". En gros, le consumérisme d'un gros con de client final qui se croit tout permis car Môsieur est passé par la Fourchette ! Mais vivement que tous ces consommateurs français offusqués se fassent eux mêmes ubérisés, qu'on rigole un peu ! Derrière la Fourchette, il y a des artisans, Môsieur et Respectez un peu le vrai travail ! Va falloir attendre combien de temps encore pour qu'on réagisse en France, c'est pire que la Lepénisation des esprits, c'est l'uberisation des cerveaux !

lundi 22 juin 2015

La neutralité du net est-elle possible technologiquement ?


"La neutralité du net est le principe selon lequel l'ensemble du trafic de l'internet est traité de façon égale, sans discrimination et indépendamment de l'expéditeur, du destinataire, du type, du contenue, de l'appareil, du service ou de l'application" (Source Rapport du CNN Ambition Numérique Page 36).

Au premier abord, tout un chacun, normalement constitué, ne peut, qu'en son bon sens, approuver.

Ce principe s'étend dans la période actuelle, inscrit dans la loi néerlandaise et slovène et réaffirmé par la Federal Communications Commission (FCC) dont son avis avait été rendu public ce mois de Mars 2015.

Ce principe va voir le jour dans la loi Française puisqu'annoncé dans la future loi sur le numérique Français.

Mais en y réfléchissant, ce principe, sommes toutes souhaitable, est-il véritablement implémentable ?
Ne s'agirait-il pas d'une nouvelle ligne Maginot dont les Français dans leur habitude sont si friands ?

Soulignons que par ce principe, tous les créateurs de contenu profitent du net sans investir quoi que ce soit dans son infrastructure. Ce qui privilégie la création mais permet aussi la prédation des plus gros consommateurs (au sens création de consommation de bande passante) sur les plus petits.  C'est la critique la plus fréquente qui est énoncée contre cette neutralité.

En allant plus loin, l'internet en tant que bien public peut-il être à ce point accaparé par les services à plus fort succès ? C'est contraire d'ailleurs à la notion de bien public, dont la définition même est une consommation collective pas individualisable. Par exemple, nous consommons tous en ce moment la Défense Nationale en étant collectivement protégés. Est-ce identique sur le net ? Non. Mon voisin profite par exemple de vidéos sur demande et accapare le réseau sous terre du Câble de ma rue en nous empêchant à certaine heures de nous connecter. C'est identique sur le réseau global qui peut connaître des congestions par des services soit à fort taux d'utilisation soit avec un poids significatif (Vidéo par exemple) ? Si on laisse faire le premier arrivé est égal au premier servi, ou une forme de tirage au sort, il est à craindre que services soient mécaniquement privilégiés. La ressource internet est finie en bande passante donc la neutralité peut avoir des effets négatifs non prévus.

Notons aussi que ce sujet n'est pas facile car il évolue au fil des avancées technologiques, elles mêmes exponentielles.

Ainsi, le protocole IP permet de définir des niveaux de priorité différents pour les données qui composent le trafic Internet (champ "DSCP" dans IPv4 et « Traffic Class » dans IPv6). C'est défini et utilisable en urgence notamment en cas de congestion.  Les équipements et notamment les routeurs qui composent l'architecture physique du réseau autorisent les opérateurs à tenir compte des niveaux de priorité indiqués, et ainsi de gérer de façon différenciée les paquets de données transportés.

Après, ce n'est pas parce qu'une fonctionnalité existe qu'elle est utilisée et c'est peut être même preuve du besoin de ce principe.

Les analyseurs de flux et les gestionnaires de priorités (Softwares) existent donc et permettraient une premiumrisation du net. La loi suffirait-elle pour l'empêcher ? L'extraterritorialité de la loi n'est pas non plus envisageable à ce niveau.

Les technologies de CDN (Content Delivery Network) sont aussi un frein à ce principe de manière indirecte. Fort coûteuses (Akamaï, BrightCove,..), elles permettent une collaboration entre serveurs pour éviter de transporter des données. Ainsi si un utilisateur "Langda" demande une page à un serveur internet juste avant un utilisateur "Martin",  cette technologie ayant gardé une trace de la page en cache de Langda, la fournit à Martin sans faire appel au serveur d'origine. Je simplifie à outrance. Donc moins de consommation de la bande passante.
Mais donc dans ce cas, les services qui auront pu financer l'utilisation de telles technos seraient privilégiés car plus efficaces, notamment en cas de congestion sur les noeuds, ce qui est contraire au principe même de la neutralité.

Il existe donc des moyens techniques

C'est en fait un sujet éminemment technologique dont je doute qu'il soit uniquement à laisser entre des mains, certes brillantes, mais aussi littéraires.

La #Radiodesblogueurs saison 6 pour 2015, enfin ! Merci à @lolobobo

mardi 9 juin 2015

P.A.R.I.S There is a storm @radioblogueurs



J'ai longtemps hésité pour cette saison de la radio des blogueurs.

J'avais le choix entre de l'acid folk arméno turc et cette découverte récente d'un Groupe Français qui chante en Rosbeef.  J'ai pris le premier titre "What is my name ?".

C'est comme du Joy Division ressuscité, mélangé à du National avec une pointe de Depeche Mode, de Blur et un soupçon de Pulp. Son leader emblématique, Nicolas Ker, enchaîne les tentatives comme Poni Hoax ou Alladin. Il est habité et assez impressionnant en concert. J'ai cru comprendre qu'il était fasciné par la guerre, le monde de Cthulhu de Lovecraft, les écrits cyberpunk de William Gibson, Charles Manson, Satan. Un peu déjanté.

Quant à la Chaîne de l'Eté, j'aimerais bien connaître les choix de son éminence, du photographe des belles mécaniques, de le Beau Père .

mercredi 3 juin 2015

@Standalonemedia : Le lecteur universel embeddable pour la connaissance


Cela fait déjà quelques temps que je suis avec intérêt cette initiative qui à chaque fois me rappelle l'esprit de l'encyclopédie.

Et Dieu seul sait comme aujourd'hui nous avons besoin de l'esprit des Lumières.

Et bien, SAM le fait avec ce service de vidéos enrichies, indexées, liées à des livres, d'autres contenus. C'est un travail titanesque, universel avec des vidéos d'extrême qualité.

Et on peut utiliser la barre de recherche pour découvrir des éléments pertinents à l'intérieur des vidéos potentiellement partageables.

C'est un moyen unique pour partager des connaissances, se mettre à jour, se reformer, zoomer sur un sujet.

samedi 23 mai 2015

Come Back Johnny ! by Paris and Nicolas Ker Ready for #RadioBlogueurs2015 ! cc @lolobobo @Jegoun



Je suis doublement prêt pour la radio des blogueurs 2015.

Nicolas Ker est de retour avec un album incroyable qui porte bien son nom : "There is a storm".

C'est un mélange incroyable de Poni Hoax, The xx, Joy Division.....

vendredi 22 mai 2015

Fantassin Numérique

"Seulement, de nos jours, il y a de moins en moins de techniciens pour le combat à pied. L'esprit fantassin n'existe plus, c'est un tort." 

Pour autant, ll va bien en falloir des fantassins pour mener les batailles de la Transfonum face aux barbares de la SV. L'école ne les forme pas encore. On n'a pas assez de geeks en France. Mal partie cette bataille !

samedi 16 mai 2015

Inondations de Digital Washing

Les Français (les individus, les organisations, les hommes politiques) ont le propre de remettre à leur sauce des concepts non maîtrisés tout en prenant un air assuré. On avait eu droit au "Green Washing" quand on mangeait du Développement Durable à toutes les sauces. Le tri des gobelets dans les cafétérias étant devenu le symbole ultime de la bidonnerie écologique. En gros, de micros économies de CO2 pendant qu'une centrale à Charbons sort de terre toutes les semaines dans les pays émergents.

Bref, nous regardons des mouches pendant que les Eléphants courent dans le couloir. C'est un mal Français récurrent. Mais, voici venu maintenant le temps du Digital Washing !

Le colonel en chef de la brigade anti digital washing, l'excellent Nicolas Jégou, spécialiste des contraintes de forme notamment des blogueuses lutines de Colmar m'alertait fréquemment de certaines annonces. Celle-ci fit déborder le vase ! Parmi tant d'autres !

La transformation numérique est une véritable prédation par des Barbares venus de Silicon Valley. Faute de net neutralité, les prédateurs accaparent des moyens technologiques pour s'imposer. Face à cela, seuls des Barbouzes bien entraînés peuvent faire face pour lutter à armes égales !


Pour lutter contre ce type de chevelus en recherche de visions, il faut des Barbouzes ! Appeler la Brigade anti Digital Washing !

mercredi 6 mai 2015

Les 20 ans du Web : quels orateurs ! #W3C20


Les hasards de l'histoire font que le W3C a fêté ses 20 ans en Europe le jour du vote par l'Assemblée Nationale de la loi sur le renseignement !

Ceci a du coup mis la pression à tout le monde et au final déclencher un feu d'artifice dans la qualité des discours et des orateurs. Pour autant, on pouvait ressentir une tension évidente.
Tout ceci dans les salons magnifiques de l'Hôtel de Ville de Paris.

Se sont succédés sur Scène le DG Connect de l'UE, Mario CampoLargo, Michel Cosnard, Axelle Lemaire,  Isabelle Falque-Pierrotin, Jean-François Abramatic, Nicolas Colin et bien entendu Timbl dans une forme olympique !

C'est un exercice impossible de résumer tant de contenus et de concepts sur 3 heures de présentations.

Voici un florilège de citations :

Il faut noter la finesse et le courage d'@axelle Lemaire de monter sur scène et de venir sur le Grill ce jour là ! Sacrée prestation.


Le discours final de Sir timbl était le clou du spectacle !


Il a d'ailleurs recommandé une lecture à insérer dans ses reading lists.


et au final, un cool after !

lundi 27 avril 2015

Syndrôme Numérique d’Inattention Patente (SNIP)

Ce Post a été publié également sur la Plate forme Medium que je découvre en ce moment.

La lecture récente d’un post fort sincère m’a bien fait réfléchir. C’est un sujet récurrent, celui du digital overflow et de ses impacts, divers et variés.

Des photographes en font un thème de plus en plus fréquent. 
Les appendices numériques retiennent toute notre attention, smartphones et tablettes et bientôt montres connectées de toute marque.
Il s’agit d’un syndrôme basé sur la Dopaline. Le fait de checker les news ou un statut numérique quelconque crée un excès de Dopaline qui soulage le cerveau et crée une forme de complétude qui va générer un nouveau besoin d’informations. Et c’est parti, l’addictif prend le dessus, l’attention se perd dans ce besoin infini de se mettre à jour.
Ceci a des conséquences !


La première est d’empêcher toute concentration par la sollicitation permanente et ce besoin de check. Concentration d’écoute en réunion ou de lecture.
La seconde est d’empêcher de lire, notamment des livres complets en se complaisant dans le papillonnage numérique. Ceci est particulièrement grave.
La troisième est de nous enlever toute autorité parentale. Comment être crédible quand on gronde tout en checkant.

Un plan d’action était nécessaire, voici le mien:

Eliminer le smartphone de tout lieu où il est inutile : Salles de bains et autres endroits personnels, Cuisines.
Retrouver la fierté et le plaisir de finir un livre. Arrêter de commencer 10 livres en parallèle.
Eteindre tout appareil numérique à partir d’une certaine heure.
Jouer aux échecs pour s’obliger à réfléchir et à se focaliser sur quelque chose pendant plus de 10 minutes.
Regarder ses enfants et ne plus être sur son smartphone en leur présence. Surtout dans la catégorie 8–12 ans, car ils nous observent et nous imitent.
La vie redevient meilleure ! C’est garanti.

stop checking email and other digital stuff


LINK here.

vendredi 24 avril 2015

Récit d'un #Kdb d'Avril 2015 cc @Jegoun


Kremlin Bicêtre, Jeudi 23 Avril 2015, rue de Fontainebleau, Lieu dit du Bar de la Comète, renseignements DCRI base antisarkozyste depuis 2007, Photographe présent à l'entrée.

Deux individus, gros, mais en effort permanent, pénètrent un bar louche du carrefour, lieu dit "La Comète", connu du toute la blogosphère comme un endroit non fréquentable et interlope.

Accoudés au bar, devant deux demis, ils attendent quelque chose....

L'ambiance tamisée et glauque du bar reflétait leur grasse enveloppe et leurs yeux béats devant un autre individu, lui même attablé au bar. C'était bien El Camino ! Celui-ci déclamait à Lénine, en face de lui, "Sud est plus concret que la CGT, je te le dis."

Tout d'un coup, un nouveau Gros entra dans ce lieu maudit. Un gros présenta à l'autre gros, un gros. "Voici @lebeaupère". Bon anniversaire, déclara @lebeaupère. 49 répondit le gros. Moi 46 répondit l'autre gros. Un silence s'installa. On eût peur qu'une bagarre éclatât. Mais non, le gros dit "49 ans" pas 1946 ah ah ah..

C'est à ce moment que la Lutine apparût. Elle déclara "DSK était en face de moi, mais j'aime bien lire du Milan Kundera". Le Gros, mais lequel ?, crut à sa chance mais de là à faire 600 kms dans une Golf neuve, non, il valait mieux chanter des chants russes révolutionnaires. Dragouik, lui même présent, dans ce lieu interdit, se mit à Beugler :"La reprise est là, j'ai vendu mon iphone 4 sur ebay à un Malaisien'. Tout le monde fût interdit devant cette constatation. Même les Hollandidölatres se mirent à croire en la reprise. "Nasdrowyée", déclarait le gros 46. CCCP, lui répondit le gros 65.

Il était temps de quitter cette table après une assiette anglaise, un peu rappeuse, mais tout à fait honnête quant à sa composition.

Il restait à rentrer pour @lebeaupère. En beuglant des chants russes oubliés sur une A13 fermée, il pensait à cette soirée bien amicale.

mercredi 22 avril 2015

Etre geek, c'est vivre dans un environnement simulé

La théorie de la simulation de Nick Boxtrom est un incontournable de la culture geek. Théorie fascinante qui met à plat toutes les religions et croyances, ce qui plaira à mon ami @Jegoun.

A lire ici en Anglais : http://www.simulation-argument.com/simulation.pdf.

C'est aussi la base d'une autre croyance transhumaniste et geek. La base d'une autre religion, en quelque sorte.

En synthèse, voici l'exposé de cette théorie.

Si vous croyez que l'humanité va développer une puissance informatique de calcul telle qu'elle pourrait simuler des univers, alors comment ne pouvez pas croire que votre vie est déjà dans un environnement simulé ?

Fascinant !

La formule : fsim = fP fINI (fP fINI ) + 1.

En d'autres termes, si vous croyez à la puissance éternelle de la loi de Gordon Moore, et donc à une ère post humaine avec une capacité de calcul démoniaque, c'est que vous êtes déjà dans un environnement calculé et simulé.

Cette théorie est aussi confirmée par certains scientifiques de haut niveau rappelant que les conditions d'apparition de la vie et la cohérence des éléments mathématiques de création du Big Bang sont d'une telle infime probabilité que cela ne peut être que le produit d'un environnement simulé.

On voit donc que, sans céder aux explications métaphysiques ou religieuses, un nombre croissant de scientifiques tout à fait rigoureux et attachés à la rationalité, tentent d'éclairer d'une manière nouvelle le fait troublant que toutes les constantes et forces fondamentales de l'univers sont très exactement réglées de manière à permettre l'apparition de la vie. Face à un univers dont toutes les lois et les constantes permettent une organisation de plus en plus complexe de la matière, jusqu'à l'irruption du vivant puis de la conscience, cette hypothèse d'un univers simulé, qui serait voulu et conçu par une intelligence d'une puissance presque incommensurable, mérite d'être examinée et sera de plus en plus incontournable dans les décennies à venir.

Tout ce que je fais maintenant et ferai demain comme m'excuser auprès de @jegoun de ne pouvoir me rendre à son anniversaire pour des raisons familiales mais que c'est partie remise dans la mesure où je suis en train de remonter dans le cortex de l'unité principale pour resimuler le calendrier des événements familiaux.

samedi 18 avril 2015

L'expert s'ar rache

J'ai parfois critiqué sur ce blog l'importance donnée aux avis des experts.

Mais de nos jours, il faut l'avouer, il est parfois difficile d'être un expert.
Cette vidéo le démontre très bien.

Il y a souvent beaucoup de mépris pour les experts. Surtout de la part des commerciaux et des chefs de projet qui disent commercialement n'importe quoi. Les métiers de la connaissance sont ainsi souvent méprisés. C'est la domination du leadership qui dit n'importe quoi tout en s'imposant uniquement par son ton et son arrogance. Les réunions deviennent ainsi assez absurdes. On a tous vécu de telles situations. Notre monde pro ne tourne plus rond.

mercredi 15 avril 2015

Cybersécurité : Règle de base

Chers Médias et Autres Journalistes non Transformés numériquement,

Répétez après moi :

"Ne pas afficher ses mots de passe et les diffuser à la Télévision sur France 2 lors d'une heure de Grande Ecoute."


Autrement, cela ne sert à rien d'avoir un firewall, des antivirus, un CSO, peut être des tests d'intrusion sous-traités, des contrats d'hébergement avec des CCTP rigoureux, mais vraiment à rien.

Je crois que c'est à nouveau un signe de difficultés de début de transformation numérique.

mardi 7 avril 2015

Appel à débat cc @Jegoun

Accessoirement Glouarre ...

vendredi 3 avril 2015

Les étapes fondamentales du déni numérique

Quelles seraient les étapes de la décomposition numérique ? Intrigué et passionné par la lecture de ce post, la question est valable et d'actualité.

Ce d'autant plus que nous vivons une période notable de digital washing en France.

La première étape ne peut être, en mon sens, l'irruption numérique. La première consiste en un aveuglement numérique.


1. L'aveuglement Numérique

Tout se passe comme avant, l'entreprise ne sait pas qu'elle est en train d'approcher de la phase de pillage. Le management excelle dans son business model traditionnel, l'actionnaire s'endort, le RESOP tient la route, les cadres restent arrogants. Pour autant, dans une banlieue lointaine, quelques chevelus testent de nouveaux usages, des académiques rêveurs cassent quelques lignes scientifiques, des start ups naissent et commencent à disrupter tout légèrement des filières. Mais le phénomène reste anodin et une larme dans l'Océan. Personne ne s'inquiète, personne ne s'intéresse.

2. Le réveil arrogant


Non, ce n'est pas une position nouvelle du kamasoutra. C'est une étape où le management d'une entreprise se rend compte que quelque chose a changé. Certes, cela reste éparpillé, désordonné, et agité. Le risque est perçu comme réduit, c'est une question d'appréhension du phénomène. Les executifs rencontrent des start ups. Plus personne ne comprend bien où va le bateau mais les gros restent les gros.

La banque de réseau est aujourd'hui au milieu de cette étape. Tout s'agite autour d'elle, le grand management ne s'en inquiète pas outre mesure. Pour autant, le poison est déjà là. Des entrepreneurs talentueux aidés de CTO non moins talentueux exercent une pression métier en innovant rapidement.


3. Le digital washing

C'est un début de réveil mais avec les mauvais partenaires. Le clairon sonne ! On appelle les consultants et les agences en communication. Ces consultants et agences diverses et variées sont eux mêmes non transformés numériquement. Mais peu importe ! On écoute tout le monde et n'importe qui. Tout le monde dit absolument n'importe quoi. C'est l'ère des acronymes projetés.  Powerpoint est de rigueur, on fait un plan numérique. C'est la reprise de contrôle avec des solutions du moyen âge. On fait des communiqués de presse, on reprend en mains. On fait développer des sites web aux DSI et après on se rend compte qu'ils sont moches.

4. Le réveil technologique

C'est un mauvais réveil comme un lendemain de fête mais mal arrosée. On se rend compte que l'on s'est trompé. La loi de Moore sévissait quand on discutait de la couleur du site web. Il fallait recruter des talents dans des domaines pointus. L'open innovation explose à la vue. C'est clair, il faut se réveiller et enfin penser agilité, user expérience. Tout est remis en cause. Le business model est méchamment attaqué et c'est là, à cette étape, qu'il est encore temps d'investir dans les TECHNOLOGIES.

5. La décomposition

Il suffit de regarder la musique et leurs gourous amoindris. Le cadavre est raide. La peau se décompose. Les vers numériques sont en train de dévorer la filière. Tout devra être ressuscité.

JOYEUSES PAQUES !

lundi 23 mars 2015

Bêtisier de la Transformation Numérique Chapitre 1



Tél un Jegoun perdu dans l'océan des idioties numériques, je suis moi même sollicité de toute part par de soi disant spécialistes de la transformation numérique, dûment sélectionnés, semblerait-il en écoutant leur marketing éhonté.

Je lance donc un bétisier ! C'est décidé.

J'ai reçu ainsi un email de Pamela, commerciale de la société M. On sent la solution CRM B2B avec personnalisation de l'émetteur enfin plutôt de l'émettrice..

Voici le début de l'email.

"Je suis en charge de la recherche M...... qui s’intéresse aux stratégies d'exploitation des données dans les organisations.
La direction informatique et digitale ayant un rôle central sur ces projets, je suis à la recherche de témoignages pour une étude qui fera le point sur :
- les approches des organisations en termes de gestion de données (analytique, infrastructures Hadoop, data management as a service, IOT...)
- mais également sur les fonctions décisionnelles dont les directions IT disposent pour optimiser leurs propres processus métiers."

Dès le début, cet email est mal parti.

Qui a déjà rencontré "une direction informatique et digitale" aujourd'hui dans une entreprise française ?
Les concepts entre parenthèse sont aussi assez éloquents pour légitimer l'email. Parler d'Hadoop tout de suite à côté de DMAS ou IOT... Mais quels rapports entre eux ?

La suite est pas mal aussi. Les Directions IT auraient une stratégie d'exploitation des données pour optimiser leurs propres processus métiers. On ne parle plus de direction digitale mais maintenant d'Information Technology IT et on suppose que s'il y a une stratégie d'exploitation des données dans une DSI, c'est pour optimiser les achats de PC ou le comptage des J/H ?

Mais qui a donc pu rédiger un charabia pareil pour légitimer une étude aussi débile ...

On a du souci à se faire en Transfonum.

jeudi 12 mars 2015

Les Livres antiques avant Gutenberg et Moore

Je tire ce texte fascinant de ce blog non moins fascinant.

http://litteraturemythologie.blogspot.fr/

LE LIVRE ANTIQUE 

Le plus ancien manuscrit latin connu est un papyrus daté de la la fin du I° siècle avant J.C. Il est écrit en capitales et les mots sont séparés par des points, mais il n'y a pas de ponctuation. Plus tard, les mots ne seront même plus séparés.


PARCHEMINS et PALIMPSESTES 

Le papyrus, trop fragile, est remplacé par le parchemin, plus solide mais cher. Il faut les économiser et on écrit donc serré et souvent sur deux colonnes. Au besoin, on regratte le parchemin pour effacer et écrire un autre texte sur l'ancien : c'est un palimpseste.

COPIER VITE ET BIEN

Les livres manuscrits sont copiés dans des ateliers, parfois sous la dictée. Certains ordres monastiques se spécialisent dans cette tâche. Pour aller plu vite, on utilise des signes graphiques ( barre, tilde, courbe...) adjoints à une lettre caractéristique. Les textes sont de plus en plus difficiles à lire, on fait des fautes en les recopiant, mais comme les fautes se reproduisent à l'identique, les savants peuvent reconstituer le manuscrit le plus ancien ( l'archétype) et l'histoire de sa transmission. 

TRANSMETTRE LE SAVOIR 

La circulation et la conservation des textes dans les abbayes savantes, les bibliothèques, ont permis la transmission de la culture latine dans toute l'Europe médiévale.

ÉDITER UN TEXTE 

L'imprimerie va " fixer" les textes sous leur forme actuelle au prix d'un travail considérable. Malheureusement, il y a eu beaucoup de pertes ( incendies, inondations, souris... Nous connaissons 776 auteurs latins; pour 352 d'entre eux, nous avons quelques fragments de texte. Il n'y a plus que 144auteurs dont nous pouvons lire une ou plusieurs œuvres complètes.

lundi 9 mars 2015

Episode Radiophonique Interactif et Numérique à base de twitter cc @Jegoun


Ce matin, coincé dans de sempiternels bouchons, j'écoutais d'une oreille distraite les experts de BFM Radio, animé par @NicolasDoze. Cela m'arrive souvent en oscillant avec Radio Nova.

Une phrase retient d'un coup toute mon attention :  en gros, je ne me souviens plus des propos exacts mais c'était du genre : "La Banque va connaître une transformation digitale encore plus violente que la Presse dans les 5 ans à venir." Je pense alors à mon ami @Jegoun.

Je décide en attendant un feu rouge de twitter la question suivante au journaliste animateur.


La réponse est à la minute 19:30 de ce Podcast.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/audio/bfm-0903-les-experts-170420.html

mardi 3 mars 2015

Mieux vaut éviter le digital washing pour réussir sa transformation numérique

Après le green washing, cher aux Lords du corporate, voici venu le petit nouveau digital washing. J'en revendique le copyright et tout le tintouin. Je n'accepterai de le partager qu'avec mon ami Jegoun.


Ceux-là qui tenteront de nous le piquer peuvent d'ores et déjà se préparer à une cinglante déconvenue !


Il est toujours important mais difficile d'évaluer un plan de transformation numérique. Ce n'est pas aisé quand on n'est pas du métier mais certains signes parfois ne trompent pas.



Une transformation numérique se caractérise par :

=> une nouvelle relation aux usagers ou aux clients basée sur de l'ergonomie, de la fluidité et de la nativité digitale, mais aussi du design,
=> une prise de conscience que les processus doivent être revus sur la base des apports multiples des récentes technologies,
=> de l'agilité, hyper rapide avec la capacité donnée à tout le monde de développer. Tous les membres d'une organisation peuvent développer, mais aussi les clients.
=> de la scalabilité par le cloud, pour éviter les limites des hébergements traditionnels et aller également vite,
=> une veille technologique très pointue et le test immédiat des nouvelles technos du moment,
=> des collaborations rapides avec des start ups,
=> des processus collaboratifs internes et externes montrant un esprit coopératif répandu,
=> une autre prise de conscience que des plateformes peuvent apparaître et vous tuer en quelques clicks.

On peut développer cette liste facilement.

En revanche, une machine à laver numérique, elle, peut se détecter aux signes suivants.

=> une importance donnée à la communication sans réel plan d'actions,
=> la mise en place d'un intranet,
=> l'utilisation d'une DSI pour faire du projet numérique, un projet informatique,
=> l'utilisation de technologies dont on parlait dans le rétroviseur, il y a quelques années,
=> aucun souci réel de l'expérience client,
=> un partenariat avec une agence web comme preuve d'un plan d'actions,
=> une wifi qui ne fonctionne pas.

Et il y en a d'autres encore !

A vous de juger !

dimanche 1 mars 2015

La Transfonum du jeu d'Echecs

BBC Click's LJ Rich met MIT researchers from who are trying to turn chess into a spectator sport like American football or poker. The group wants to make the game more accessible to the uninitiated, by presenting complex information on matches in a simple, visually appealing way and give an expert insight into the state of a game.

dimanche 22 février 2015

A Web vision for Education

I had the chance to share and prepare this post with Crispin Weston. Honestly, Crispin has made more than 80 % of the job, but i'm quite proud to have modestly contributed to this vision.

This white paper has been done to convince W3C that Education should be a priority for the Open Web Platform.

I'm not sure we were successfull but this is a little stone to build this vision.

A white paper proposing key ed-tech priorities for the world wide web for the task force being run by W3C, the consortium responsible for the world wide web. 

The paper outlines what we see as the key priorities for the world wide web in the face of an emerging market for digital ed-tech.
The basic premises of the paper were accepted in a call last Friday and over the next two weeks we will be working on a paper to describe in greater detail the specifics of the next steps that we believe need to be taken. This will be intended to form the prospectus for a W3C Community Group, which anyone who is interested in taking this work forwards is invited to join.

The original paper is currently on the W3C wiki page for this group.

The current state of the ed-tech market 

There has been considerable recent interest in the potential of digital technology to transform education. While the OECD’s PISA reports have focused attention on the underperformance of many Western education systems, Massive Open Online Course (MOOC) platforms in the US have held out the prospect of scaling what have previously been regarded as elite courses, to make them accessible to motivated learners across the world.

There are now good reasons to believe that genuinely useful ed-tech is about to emerge. Mobile technology has recently made 1:1 device ratios attainable in the classroom, the cloud has made it easy to acquire and manage new applications, and touch screens have enabled the development of software that is intuitive to use. Recent improvements in HTML allow for the development of richly interactive online learning experiences. The power of modern technology to process big data, already being demonstrated in business environments, has the potential to help manage complex educational processes as well.

Against this background, W3C has convened a working group to consider how it can support these widely anticipated developments—because there is no reliable evidence that useful ed-tech has yet emerged. A 2012 government-funded meta-analysis by the UK’s University of Durham concludes that “the correlational and experimental evidence does not offer a convincing case for the general impact of digital technology on learning outcomes” (page 3).

We suggest that there are three key barriers to the emergence of a dynamic ed-tech market:

- The lack of interoperability of systems and content that would allow different sorts of instructional software to work together in an integrated environment.
- The lack of discoverability of innovative new products. The institutional conservatism of many state-run education systems, which are often resistant to innovation and uncomfortable with the use of data as a management tool.

We believe that W3C is ideally placed to help to remove the first and second of these barriers. It has both the standing and the technical expertise required to create authoritative standards. As the steward of the world wide web, it is closely identified with the benefits of connectivity. The sense of moral purpose often associated with the world wide web gives it the stature required to lead an important initiative for the improvement of global education. At the same time, it will need to work with governments that are prepared to address the institutional conservatism to be found in their own formal education services.

The requirement for ed-tech Education technology is not just about publishing. It is a common aphorism amongst teachers that “we learn by doing”. From this perspective, the role of the teacher is to design instructional activities that are appropriate to a given set of educational objectives, to motivate students to undertake those activities, to provide feedback on their performance, and to manage their progression from one activity to the next.

Digital technology has proved well adapted to managing complex processes and transactions in other businesses. Analytics software has shown that it can make sense of complex datasets. Digital games routinely support the sorts of rich interactivity that education requires at the instructional level. Yet none of these paradigms have been widely implemented in education, which still depends on the uncertain craft of the individual teacher, in a profession which in many subjects faces a chronic undersupply of well-qualified staff.

Most education technology to date has concentrated on the dissemination of information and on assuring the memorisation of such information through simple multiple choice tests. There has been recent interest in the potential of social networking technology, though it is not clear that this will make a significant contribution in schools (K-12), where (in contrast to professional development) students have limited expertise in the subject being studied.

Little has been done to develop education-specific software which: at the instructional level supports purposeful interactivity (both on and off the computer) in a manner analogous to digital games; at the learning management level, controls assignment, the sequencing of activities, reporting, analytics and accreditation. Good data interoperability, especially between the learning management systems and the instructional content, is an essential prerequisite for the successful development of either class of software.

Such interoperability standards do not currently exist. 
If they are not developed soon, it is likely that control of an emerging ed-tech market will be captured by proprietary platforms.

SCORM: a lesson from the past 

The Shareable Content Object Reference Model (SCORM) was a collection of informal standards published by Advanced Distributed Learning (ADL), a unit of the US Department of Defence.

Two significant versions were produced: SCORM 1.2 in 2001 and SCORM 2004. The standard included the following components. Content packaging, a specification developed by IMS Global Learning Consortium (IMS GLC), comprising an aggregation of zipped content.

The compressed folder included an XML manifest file, which provided a “substrate” for other types of metadata (such as LOM and Simple Sequencing).

Learning Object Metadata (LOM).
A metadata format standardised as IEEE 1484.12, containing classification information deemed relevant to education. Computer Managed Instruction (CMI): a data model inherited from the Aviation Industry Computer Based Training Committee (AICC), specifying the runtime data that a Shareable Content Object (SCO) might want to read and write to and from the LMS by which it had been launched.

This included contextual information read from the LMS at launch, and learning outcome data reported back to the LMS at termination.

The SCORM API, a JavaScript API providing the means by which runtime data was passed. Technical metadata, which in the case of SCORM included a single field in the content packaging manifest called ScormType. This could equal either “sco” (meaning the webpage used the CMI runtime) or “asset” (meaning it did not). Simple Sequencing, an IMS GLC specification which allowed the SCOs contained in the package to be adaptively sequenced by the LMS.

SCORM achieved significant global traction in the education world between 2001 and about 2006. After this, interest waned for the following reasons. Legal disputes between ADL and IMS GLC over intellectual property rights restricted the development of the Content Packaging specification.

Developments in browser security rendered the JavaScript API obsolete. Simple Sequencing failed to provide robust, plug-and-play interoperability. The CMI runtime provided no support for multi-player interactions. The CMI runtime data model was not extensible and did not, for example, support the transfer of creative product (such as essays or solutions to problem).

There was no attempt to represent learning objectives (important both for adaptive sequencing and the reporting of learning outcomes) in a manner that were comprehensible outside the context of a particular course. SCORM was frequently specified in government procurements in circumstances which encouraged suppliers to produce the simplest possible implementations, generally avoiding use of the runtime. This undermined the reputation of the SCORM brand.

Recognising that it was not well placed to steward a de facto global ed-tech standard, the US DoD attempted in 2008 to transfer ownership of SCORM to a new non-profit organisation called LETSI.
A conference was held to which over 100 white papers were submitted with proposals for improvements to the specifications. However, the transfer of ownership was prevented by legal challenges by IMS GLC, which owned IP rights in Content Packaging and Simple Sequencing.

The only substantive development to emerge from LETSI’s work was TinCan, also known as the Expererience API (xAPI). Based on a LETSI prototype, this project was subsequently funded by ADL. TinCan updated the SCORM API to provide a modern transport protocol based on Web Services. It includes only a rudimentary data model and does not cover launch, metadata description or the sequencing of content.

Recommendations for action by W3C 

 W3C is well placed to create the “next-generation SCORM” which the LETSI initiative failed to provide in 2008. Such an initiative would address education’s requirement for purposeful activity integrated with analytics and process management. Such an initiative would fall within the scope of the world wide web, so long as this is understood as a vehicle for providing data connectivity and not merely a medium for the distribution of content. Such a service for connectivity must not seek to restrict the type of applications it supports. It must be accessible to desktop and mobile apps as well as to web apps. This should not be seen as problematic because the key to preventing the capture of an emergent ed-tech market by proprietary interests is open runtime data, not necessarily open file formats.

We recommend that such a W3C initiative should adopt the transport mechanism provided by TinCan, adding the following components to complete a viable standards platform for education.

A simple but consistent method of publishing metadata for learning content, supporting both discoverability and the declaration of runtime functionality. A data model description language which will enable supplier communities to specify new data structures in a consistent and extensible manner, allowing for the development of new metadata and runtime data models in a timescale that mirrors product innovation. A new specification for the adaptive sequencing of learning content. A specification for the machine-readable description of learning objectives and curricula.
A machine-readable data handling description language, allowing for the specification of procedures for data protection and privacy.

Such a specification will allow governments and other institutions to produce consent forms, regulatory standards and legislative instruments in ways that software, sold on an international market, can easily understand and support. The precise definition of such procedures would also support an informed public debate on these issues.

Without greater clarity in this area, it is likely that the sharing of educational data will run into serious political obstacles. Taken together, these specifications would form a coherent and viable platform to ensure the interoperability of educational data. Subsequent work could deliver convergence with open content formats, such as EDUPUB or IMS GLC’s Question and Test Interoperability (QTI), which can be supported on a case-by-case basis. When ed-tech achieves significant impact on learning outcomes, the need to ensure equitable access to those technologies will become increasingly urgent. Viable technical solutions to the problem of accessibility will depend on the ability of management systems to pass student preference data to instructional software.
Such a solution will be enabled by the educational data interoperability platform outlined above.

Alongside such technical work, W3C will need to seek partnerships with interested Departments of Education, which will have an important role in encouraging demand within their various jurisdictions for innovative and effective education technology that supports open data standards. 

Crispin Weston & Pierre Danet 17 February 2015